Le médecin et botaniste Antoine Magnin (1848-1926), un communicant au service de l’université

Laurent Tatu – Arnaud Mouly

Antoine Magnin (1848-1926), médecin et botaniste, s’est illustré au tournant du XXe siècle en tant qu’enseignant et habile homme de réseau. Il effectue un brillant début de carrière à Lyon, où il enseigne l’histoire naturelle à l’école de médecine, puis la botanique à la faculté des sciences, avant de devenir directeur du jardin botanique du parc de la Tête d’or. Il arrive à Besançon en 1884 à la faculté des sciences et enseigne également l’histoire naturelle à l’école préparatoire de médecine et de pharmacie.

Félix Prieur (1859-1927), en toge universitaire. Collection particulière.

Homme de réseaux, A. Magnin construit un riche tissu social, politique et savant au service de l’université bisontine. Son parcours professionnel rapide et brillant est facilité par ses nombreuses relations et par trois mandats de conseiller municipal de Besançon, dont un d’adjoint au maire. Il peut ainsi œuvrer à la mise en place d’une chaire de botanique, dont il devient le premier titulaire en 1894, et à la création du nouveau jardin botanique et de l’institut botanique qui lui est adjacent. Il est nommé directeur de l’école de médecine en 1901-1902, avant d’occuper la fonction de doyen de la faculté des sciences de 1902 à 1911.

Membre fondateur de nombreuses sociétés savantes et communicant zélé, il travaille à établir des liens entre les sciences et les citoyens grâce à la tenue de séances publiques au jardin botanique, auxquelles assistent étudiants, artisans, enseignants, élus locaux et nationaux comme Albert Métin (1871-1918), député du Doubs et plusieurs fois ministre.

Antoine Magnin a la douleur de perdre son fils médecin Léonce (1889-1916) durant la Grande Guerre. Il retourne pour sa retraite dans l’Ain, sa région d’origine, où il décède en 1926.

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