La Maison des sciences de l’homme et de l’environnement Claude Nicolas Ledoux (MSHE) – UAR3124 – FED 4209 – CNRS

François Favory – Boris Vannière

La création d’une Maison des sciences de l’Homme (MSH) à l’université de Franche-Comté a été pensée dès 1982. L’idée est devenue réellement concrète avec l’université du IIIe millénaire (U3M, 1998-1999), au moment où le projet a été inscrit dans le programme pluri-formations « Homme, Temps, Territoire », financé dans le cadre du contrat de plan État-Région de Franche-Comté (2001-2006).

En 2004, le projet d’une MSH à Besançon est agréé par le réseau national des MSH, et le CNRS crée l’unité mixte de service USR 2913 avec l’université de Franche-Comté et l’université de technologie de Belfort-Montbéliard. La MSH prend le nom de Maison des sciences de l’homme Claude Nicolas Ledoux.

Dès sa fondation, la mission de la MSHE, fixée par les établissements de tutelles, consiste à fédérer les unités de recherche en sciences humaines et sociales, reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et, pour trois d’entre elles, par le CNRS, autour d’un programme de recherche fédérateur et d’une plateforme instrumentale et méthodologique partagée, offrant des équipements, des logiciels et des compétences en archivage, stockage et traitement de données, mettant le numérique aux services de la recherche en sciences humaines, environnementales et sociales.

En 2007, le CNRS crée l’unité de service et de recherche Maison des sciences de l’homme et de l’environnement, renommée en 2020 unité d’appui et de recherche (UAR) 3124, qui permet à la MSHE d’agir comme une unité fédérative servant de relais aux unités de recherche en sciences humaines, environnementales et sociales du site, en accueillant dans ses nouveaux bâtiments de l’esplanade Germaine Tillion à Besançon les personnels de ces unités autour d’outils, de savoir-faire et de projets communs visant une recherche inter- et transdisciplinaire, seule à même de faire face aux défis du XXIe siècle.

Aujourd’hui, la MSHE fédère donc les 16 laboratoires en sciences humaines, sociales et environnementales de l’université de Franche-Comté et de l’université de technologie Belfort-Montbéliard. Elle accompagne plus d’une centaine de chercheurs et chercheuses engagés dans des programmes émergents, structurants et innovants aux frontières disciplinaires. La MSHE propose à la communauté scientifique plusieurs plateformes méthodologiques et techniques, différents plateaux instrumentaux, de nombreuses fonctions et compétences transversales et une grande diversité de ressources numériques en accès libre. Depuis 2023, la nouvelle équipe de la MSHE promeut quatre grandes thématiques de recherche aux interfaces entre représentation et création dans tous les domaines, entre vulnérabilité et pouvoir chez les individus, entre territoire et écosystème là où les transitions s’opèrent, et enfin entre transfert et circulation dans un monde en perpétuel changement.

Pour les années à venir, la MSHE est animée d’une double ambition : renforcer encore le décloisonnement disciplinaire au sein des SHS, et entre les SHS et les autres grands domaines que sont les sciences du vivant et de l’environnement, les sciences de la matière et des technologies. La MSHE s’exerce avant tout à diffuser, partager et co-construire les savoirs scientifiques avec et pour la société[1].

(1) À l’occasion des vingt ans de la recherche à la MSHE, exposition extérieure présentant la diversité des activités de recherche, sous les 21 arches du bâtiment. (sept. 2021-janv. 2022). MSHE.

Notes :
  • 1. Comme en témoignent, par exemple, le succès des conférences « Les jeudis de la MSHE » ou la dynamique collection des « Cahiers de la MSHE Claude Nicolas Ledoux » qu’elle dirige aux Presses universitaires de Franche-Comté.
ARTICLES SIMILAIRES :
error: Contenu protégé.