Un diplôme de théologie délivré par l’université de Besançon en 1727

Manuel Tramaux

Voici le texte, traduit du latin au français, qui figure sur ce diplôme délivré le 24 juillet 1727 à Louis de Bouscaut :

Diplôme de docteur en théologie du Bisontin Jean Baptiste Marin d’Orival, le 27 juillet 1771. Archives municipales de Besançon, 3Z25, fonds d’Orival.

« Claude Boisot, en qualité de vice-chancelier de l’université, se substitue à Monseigneur Honoré de Grimaldi, chancelier de l’université, pour remettre à Louis de Bouscaut [sous-diacre bisontin] le diplôme conjoint de la licence et du doctorat en théologie. Ce diplôme, qu’obtiennent ceux qui exposent leur vie aux études plutôt qu’à l’oisiveté et qui les distinguent des gens obscurs, Louis de Bouscaut l’a obtenu grâce au plus savant des professeurs de l’université de Besançon : Jean Girard, premier professeur de théologie, doyen et recteur magnifique.

Ayant satisfait à de rigoureux examens, Louis de Bouscaut, qui a également traversé la censure des docteurs et professeurs de théologie les plus sérieux de l’université, a montré que lui revenait de droit la couronne de Laurier attribuée aux courageux combattants. Ce, en vertu de quoi, Claude Boisot, suffisamment informé sur la foi et la religion apostolique du candidat, a d’abord reçu sa profession de foi selon la bulle du pape Pie IV, et, en présence de François-Xavier Despotots, grand vice-recteur de l’Académie, de Claude-Antoine Rutillard, directeur du séminaire de Besançon, et de Pierre-François Espiard, autre prêtre, l’a fait licencié et docteur en théologie sacrée.

Ce titre, lui donne la pleine faculté et autorité, de lire, enseigner et débattre publiquement de cette matière, partout où la loi et la coutume reconnait cette faculté aux professeurs de théologie. Pour solenniser cela, il a été placé dans le fauteuil doctoral [ce qui lui ouvre droit à monter en chaire pour interpréter publiquement et lire les écritures sacrées] et on lui a placé sur la tête le bonnet doctoral, mis au doigt un anneau et revêtu d’une ceinture de soie avant de lui donner le baiser de paix.

L’acte est signé par Jean Girard, professeur principal de théologie, doyen et recteur magnifique, scellé et signé du secrétaire de l’académie avec le contreseing par ordre du vice-chancelier, [d’un certain] Monnot. Le tout a été donné à Besançon le 24e jour du mois de juillet 1727 ».

Notes :
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