Dans leur cursus, les étudiants de licence et de master ont la possibilité de suivre des cours supplémentaires et à la carte, dénommés unités d’enseignement libres (UEL). Ces dernières, correspondant à 24 heures de travaux dirigés, sont conçues comme un enseignement d’ouverture sur d’autres disciplines ou activités, comme une préparation à des choix d’études ultérieurs. Avec ce dispositif, les étudiants peuvent enrichir leur parcours par une activité sportive, culturelle, citoyenne ou encore pour préparer leur projet professionnel.
Les UEL permettent d’obtenir jusqu’à 0,20 point sur la moyenne et de 1 à 3 crédits ECTS. Elles sont ouvertes aux étudiants de tous les niveaux et de toutes les composantes : chaque étudiant peut ainsi suivre, au maximum, une UEL par semestre. Au total, voici plus de 75 UE libres qui sont proposées dans des domaines divers : langues, sport, activités artistiques, sciences, entrepreneuriat, stage, engagement étudiant. Elles peuvent se traduire de manière très variée, par exemple en réalisant un herbier de plantes régionales, un atelier d’expérimentation théâtrale, une formation à la fresque du climat…
Les étudiants ont aussi la possibilité de valoriser leurs expériences, au-delà de l’horizon académique de leur cursus d’études, avec le supplément au diplôme que l’université de Franche-Comté délivre, pour la première fois, à l’issue de l’année 2013-2014[1] et se met ainsi en conformité avec les objectifs du processus de Bologne. Ce document officiel[2], issu d’une initiative de la commission européenne, du conseil de l’Europe et de l’UNESCO, entend faciliter la compréhension des études accomplies, en donnant une idée claire du contenu et de la valeur d’un diplôme. Il consiste à décrire, sous une forme standardisée, l’ensemble des connaissances et des compétences acquises pendant le cursus pour mieux les faire comprendre aux recruteurs et aux universités étrangères : autant d’atouts pour faciliter la mobilité internationale et l’insertion professionnelle. Un groupe de travail met alors en œuvre ce dispositif, piloté par Frédéric Muyard, vice-président délégué de la commission formation et vie universitaire (CFVU) et Oumhanie Legeard, chargée de mission sur ce dossier, en collaboration avec le bureau de la vie étudiante et le service communication.
Partant du principe que les années d’études ne sont pas uniquement faites de cours et d’examens, l’UFC propose de faire figurer dans ce document toutes les expériences vécues dans ou hors du cadre universitaire qui peuvent s’avérer intéressantes sur un CV. Dans la directive européenne, un paragraphe spécifique (le cadre 6) offre, en effet, la possibilité d’associer les expériences extracurriculaires, mises en forme elles aussi sous un format européen, pour permettre la transparence des acquis. Le groupe de pilotage et la direction des systèmes d’information et du numérique conçoivent alors une application permettant à chaque étudiant de personnaliser, de manière automatique et rapide, toutes ses expériences formatrices à valoriser dans ce document officiel. Une campagne de communication permet de diffuser largement l’information aux étudiants.

Ainsi, à diplôme équivalent, le supplément au diplôme permet à l’étudiant de se distinguer par une reconnaissance officielle de ses engagements personnels, dont il a su faire preuve pendant sa vie étudiante. De multiples compétences sont acquises pendant les loisirs et apportent une réelle plus-value à un cursus : bénévolat dans une association, engagement citoyen, séjour à l’étranger, organisation d’évènements culturels, pratique sportive de loisirs ou de compétition, participation à des concours, initiation à la création d’entreprise, mandat d’élu dans une instance universitaire ou encore contrat de travail dans l’établissement.

Toutes ces expériences formatrices, réalisées dans le cadre de l’université ou des associations qui y sont liées, peuvent ainsi être reconnues dans ce document officiel valable dans toute l’Union européenne[3].
L’UFC fait alors partie des cinq établissements d’enseignement supérieur français qui obtiennent aussitôt ce label européen pour la qualité de leurs suppléments au diplôme, son application exemplaire faisant référence auprès d’autres universités. Cette démarche de l’UFC est confortée par le « plan national de la vie étudiante », en octobre 2015, qui demande la reconnaissance de l’engagement des étudiants, par exemple dans la pratique d’activités sportives, artistiques ou culturelles, et de le retranscrire dans le supplément au diplôme et dans un portfolio numérique de compétences. En 2016, le guide pratique du supplément au diplôme, destiné à aider les établissements d’enseignement supérieur à concrétiser ce dispositif, que publie l’agence Erasmus+, est le fruit d’un travail collaboratif auquel l’université de Franche-Comté a largement contribué. La loi de janvier 2017, dite égalité et citoyenneté[4], ancre encore davantage le principe du supplément au diplôme, en instaurant à partir de la rentrée universitaire 2017-2018 la validation obligatoire, dans le cursus des étudiants, de compétences acquises lors d’un engagement citoyen ou bénévole extracurriculaire. L’université de Franche-Comté l’appliquait alors depuis plusieurs années…