LNIT – Laboratoire de nanomédecine, imagerie, thérapeutique, UR 4662

Frédéric Auber

En 2012, le LNIT a été créé en rassemblant dans une approche pluridisciplinaire des physiciens, chimistes, médecins et pharmaciens pour développer de nouveaux moyens diagnostiques et thérapeutiques faisant appel aux nanotechnologies. Ces techniques, qui se situent à des échelles de l’ordre du milliardième de mètre, permettent d’intervenir au niveau intracellulaire, une perspective prometteuse pour le traitement des cancers et des maladies rares. L’UR s’est d’abord intéressée au cancer du foie par nano vectorisation de la cytokine TRAIL. Elle développe des nanotubes de carbone et des nanoparticules lipidiques pour mieux cibler le diagnostic et les soins. Ces nanostructures permettent de repérer les cellules malades, de les rendre plus visibles à l’imagerie et de pénétrer à l’intérieur pour les détruire et y délivrer spécifiquement des médicaments.

Une nouvelle approche du LNIT est née autour du concept « procédé-produit-organisation », grâce à une répartition des chercheurs en trois équipes : Imagerie et modélisation 2D/3D/4D, Nano vectorisation et thérapies innovantes et Organisation des systèmes de santé, stimulant le développement de nouveaux procédés de vectorisation d’agents actifs, de dispositifs médicaux fonctionnalisés,“intelligents” et connectés ou d’organisation des systèmes de santé. Pour ces objectifs et travaillant au cœur du CHU et des UFR sciences de la santé et sciences et techniques de l’UFC, ils développent des projets scientifiques pour répondre aux besoins des hôpitaux, des patients et de la santé publique.

Cette capacité de réaction et d’anticipation a été particulièrement démontrée lors la pandémie de SARS-Cov-2. La première équipe a publié pour la première fois l’impact de la Covid-19 sur les poumons.

Embolies pulmonaires liées à l’infection par le SARS-CoV-2. F. Grillet, J. Behr, P. Calame, S. Aubry, E. Delabrousse. Cette communication a été publiée dans Radiology, la revue de The Radiological Society of North America, 23 avr. 2020. LNIT.

La deuxième équipe, par un développement tout à fait original, a élaboré une stratégie thérapeutique unique, liée au service de virologie, visant à identifier un principe actif permettant de bloquer l’infection.

En 2024, les équipes de recherche LNIT et MPFRPCV[1] ont créé SINERGIES. À la rentrée universitaire 2024, SINERGIES a renforcé le lien recherche-formation et professionnalisation en ouvrant un nouveau master ingénierie de la santé : B3IS (biomatériaux, ingénierie individualisée et intégrée en santé), comportant deux parcours : optimisation des traitements interventionnels par l’imagerie (OPTIMSYS) et santé numérique (INASYS) : IA, IOT, optimisation des systèmes en santé.

Notes :
  • 1. Marqueurs pronostiques et facteurs de régulation des pathologies cardiaques et vasculaires.
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