Les Journées portes ouvertes à l’université de Franche-Comté

Maryse Graner avec l’aide de Ghislaine Savonet

En 1998, sous le mandat de Claude Oytana, Françoise Bévalot, alors vice-présidente du conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), souhaite que l’université de Franche-Comté propose une journée ouverte d’information aux futurs étudiants, le 18 mars pour les sites de Belfort et de Montbéliard, et le 25 mars à Besançon[1]. Une campagne d’information dans les lycées et dans la presse, avec livrets et affiches, précède cet événement.

Couverture du programme des journées JPO pour les lycéens, de 2003. Brigitte Louvet.
Couverture du programme des journées JPO pour les lycéens, 2006. Brigitte Louvet.

Elle en confie l’organisation à Ghislaine Savonet[2], déjà chargée des relations lycées-universités au SCUIO. Sous sa houlette, l’ensemble de l’université se mobilise pour cette première. Que ce soient les UFR, les IUT, l’IUFM, le centre de télé-enseignement universitaire ou encore le CLA pour leurs filières d’études, les bibliothèques, les laboratoires, la médecine préventive, la culture, le sport, le Crous pour leurs services, tous ouvrent grand leurs portes aux lycéens.

Affiche des journées JPO de 2016. Élodie Crozier.
Affiche des journées JPO de 2018. Élodie Crozier.

C’est ainsi que des mini-conférences, des cours en amphithéâtre[3] (à l’UFR SJEPG, un cours magistral de droit constitutionnel, ou à l’UFR Staps, un cours de remise à niveau…), des visites d’appartements en résidence universitaire, des repas au resto U, permettent aux élèves de terminale de s’informer sur les cursus et filières, afin d’être certains de faire le bon choix d’orientation, et aussi de découvrir concrètement leur future vie universitaire. De nombreux personnels administratifs et enseignants, ainsi que 350 tuteurs (étudiants de deuxième cycle) sont mobilisés pour l’événement. Un ticket de bus à la journée leur est offert afin de faciliter les déplacements entre les différents sites, la compagnie des transports bisontins (CTB) affrétant des bus spéciaux JPO toutes les cinq minutes.

Les lycéens voyagent d’un site universitaire à l’autre avec le réseau de bus de la compagnie des bus bisontins (CTB), partenaire de l’opération, 2002. Georges Pannetton.

À leur arrivée sur les campus, les lycéens sont accueillis dans des points café-croissants, où de la documentation leur est distribuée. Les associations étudiantes, comme la chorale, l’orchestre et le théâtre universitaire, contribuent activement à créer une ambiance joyeuse.

Joyeuse animation d’accueil du Théâtre universitaire de Franche-Comté (TUFC), 2003. Georges Pannetton.

Afin de mesurer l’impact de cette journée portes ouvertes, désormais dénommée JPO, et de préparer au mieux l’édition suivante en mars 1999, où 4 000 lycéens sont attendus, l’Observatoire de l’insertion professionnelle réalise une enquête[4] auprès des lycéens dans 22 établissements de la région, par le biais du rectorat. Il en ressort une satisfaction générale, cette journée ayant changé l’image qu’ils avaient de l’université. 81,2 % des lycées visiteurs estiment qu’elle a été modifiée positivement, et 20,8% d’entre eux, qui ne souhaitaient pas poursuivre à l’université, ont changé d’avis. Après avoir échangé avec des enseignants responsables des disciplines qui les intéressent, 80 % en ont une image plus positive. En 2001, le site de Vesoul ouvre à son tour sa JPO, suivi par celle de l’antenne universitaire de Lons-le-Saunier.

Depuis vingt-cinq ans, ces journées ont pris beaucoup d’ampleur, s’améliorant sans cesse grâce au travail considérable des différentes équipes et à une importante organisation logistique. Le succès des JPO essaime. À Besançon et dans la région, les autres établissements d’enseignement privés ne tardent pas à suivre ce modèle efficace et attractif. En France, l’université de Franche-Comté est une des premières à organiser ce type d’évènements, qui est devenue pour chacune indispensable.

Notes :
  • 1. L’Est Républicain, 26 mars 1998, « Premiers pas à la fac », sans auteur.
  • 2. Ghislaine Savonet s’est tellement impliquée pendant 18 années dans la conduite et la réussite de cette manifestation qu’elle est surnommée « Madame JPO ». En 2023, c’est toujours le service OSE (ex-SCUIO), et particulièrement Nadine Pallicer, qui chapeaute l’organisation de cette manifestation annuelle.
  • 3. Études supérieures, « Les universités déroulent le tapis rouge : JPO à l’université de Franche-Comté : 1ère meilleure initiative sur la plan national en direction des lycées », trim. avril-juin 2000, n° 3.
  • 4. Tout l’U, dossier « Enquête JPO », nov. 1998, n° 62.
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