Le parc immobilier de l’UFC

Maryse Graner

L’université de Franche-Comté, déployée jusqu’en 2023 sur cinq villes universitaires, occupe et gère un parc important de biens immobiliers de 66,232 hectares, sur lesquels se trouvent 112 biens (bâtis et non bâtis)[1] pour un total de 215 666 m2. La majeure partie des bâtiments est affectée à l’enseignement (50%), à la recherche (plus de 20%), à la vie sociale et culturelle (plus de 10%).

Répartition catégorielle, par m2, des bâtiments de l’UFC, selon l’usage, 2023. Direction du patrimoine immobilier de l’UFC, Kandia Bathily.

Le site de Besançon compte trois campus dans la ville. Le plus important, à la Bouloie-Témis, s’étend sur 40,7 ha et comprend 54 bâtiments. Celui de la Boucle du Doubs est disséminé sur sept sites différents, répartis sur 7,6 ha et 20 bâtiments. Enfin le pôle Santé de 2,2 ha inclut 6 bâtiments.

Quatre autres campus sont présents sur le territoire comtois. L’écocampus de Belfort se répartit en 5 sites, soit 7,5 ha et 15 bâtiments. Les 12 constructions du campus de Montbéliard sont regroupées dans un lieu unique de 3,3 ha. Les pôles universitaires de Vesoul et de Lons-le-Saunier n’ont tous deux qu’un seul bâtiment, sur chacun 2,2 ha. Depuis la rentrée 2023, Dole accueille une antenne de l’IUT de Besançon-Vesoul dans des locaux mis à disposition par les collectivités.

L’UFC occupe, à Besançon, neuf bâtiments classés au titre des monuments historiques :l’observatoire (astrographe, bibliothèque, horloges, logement et méridienne), les deux hôtels particuliers des 18 et 20 rue Chifflet et la maison de l’université, rue Goudimel, ancien hôpital du Saint-Esprit. Le plan de sauvegarde et de mise en valeur de la ville de Besançon (PSMV) signale pour leur intérêt les bâtiments A et B du 30 rue Mégevand, le 47 rue Mégevand[2], l’Arsenal (A et M) et le fort Griffon (KL et AB)[3]. De plus, 4 bâtiments ont reçu le label d’architecture contemporaine remarquable. Il s’agit,à Besançon, du bâtiment de métrologie E (UFR ST, 1970), du bâtiment Fourier (SJEPG, 1994), de la bibliothèque universitaire Proudhon (1998), et, à Belfort, de la bibliothèque universitaire Lucien Febvre (1999). Concilier la mise aux normes d’accessibilité et de sécurité et la rénovation énergétique de ces édifices aux impératifs résultant de leur caractère historique impose le recours à des solutions techniques complexes, souvent très onéreuses.

La rénovation des bâtiments existants, plus économique et conforme aux orientations prescrites aux universités par l’État, a été privilégiée. Cependant certaines contraintes, comme la vétusté et l’obsolescence, ou un dimensionnement ne permettant pas de faire face à la croissance des effectifs ou au développement des activités, ou bien encore une localisation peu satisfaisante, ont parfois imposé des extensions (surélévation du bâtiment central de l’UFR SJEPG et celle à venir du service de santé étudiante). D’autres ont nécessité des constructions neuves : l’ISIFC, le Jardin des sciences, le CHESINUM, la chaufferie biomasse de Belfort ou la partie bibliothèque universitaire (BU) de la Grande bibliothèque.

Cependant, après avoir enregistré une progression continue de son bâti, l’université a entrepris une rationalisation de son parc, qui se traduit, depuis 2010, par une diminution de ses surfaces : récemment, l’abandon en 2021 des bâtiments de la place Leclerc, la démolition en 2024 des préfabriqués de l’UFR SJEPG et l’abandon, d’ici à 2028, du fort Griffon, des sites du parc technologique et de Roussel (Belfort) et une réduction significative des surfaces occupées sur les sites de Lons-le-Saunier et de Vesoul.

Les relations liant l’université à ses partenaires se sont significativement renforcées ces dernières années avec la mise en œuvre des contrats de plan État-région (CPER), des contrats de développement territoriaux et des plans de relance (France Relance au niveau national, plan d’accélération de l’investissement à l’échelon régional). Les priorités et les niveaux d’ambition distincts des différentes collectivités et EPCI[4] ont conduit l’université et ses partenaires territoriaux à produire des modes de pilotage des projets immobiliers différents. Cette politique immobilière revêt ainsi une dimension stratégique portée par la présidente, les vice-présidents du conseil d’administration et du patrimoine et campus durables.

Notes :
  • Texte rédigé d’après le schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SDPI) 2024-2028 de l’UFC, rédigé par Patrice Porcheron, directeur de la stratégie immobilière, et Charles de Kergariou, directeur du patrimoine immobilier.
  • 1. Patrimoine bâti et non bâti, chiffres au 31 décembre 2022.
  • 2. Propriété de la ville de Besançon louée à l’université.
  • 3. En 2023, le fort Griffon, qui appartient au département du Doubs, n’accueille plus de locaux d’enseignement universitaire.
  • 4. Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) sont des structures administratives (communauté d’agglomération, métropoles..) permettant à plusieurs communes d’exercer des compétences en commun.
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