En décembre 2020, au début du mandat de Macha Woronoff, Hugues Daussy est élu vice-président recherche et valorisation et président du conseil académique de l’université de Franche-Comté. De son côté, dans un objectif d’efficacité et de cohérence, Dominique Grevey, président d’UBFC, s’entoure des deux vice-présidents recherche, Hugues Daussy (UFC) et Pascal Neige (UB), qui assurent conjointement cette responsabilité pour UBFC. Le 19 mai 2021, un protocole liant le CNRS et la région Bourgogne Franche-Comté, quant à la politique de site, est signé par Antoine Petit, président directeur général du CNRS, et Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, en présence des représentants de l’enseignement supérieur, réunis sous la bannière du comité de site UBFC.
De 2020 à 2023, 24 unités de recherche sont labellisées[1] et se répartissent selon cinq secteurs : sciences fondamentales et sciences pour l’ingénieur (SFSPI) ; sciences de la nature, environnement et territoire (SNET) ; sciences juridiques, économiques et de gestion (SJEG) ; sciences de l’homme et humanités (SHH) et sciences de la santé et du sport (3S).
Au 1er janvier 2024, ouvrant le contrat d’établissement 2024-2028, l’université de Franche-Comté passe à 19 unités de recherche, dont 7 unités mixtes de recherche (UMR) labellisées (5 CNRS et 2 INSERM) et 12 unités de recherche de l’établissement. Les regroupements se concentrent dans le domaine de la santé (3S), où les laboratoires passent de sept à trois unités : les UMR RIGHT[2], LINC[3] et SYNERGIES[4]. En sciences humaines et sociales demeurent des unités à petits effectifs : elles fonctionnent efficacement, formant des équipes très cohérentes et produisant une activité scientifique bien évaluée par le HCERES.
Chaque année, un dialogue s’instaure avec les laboratoires, leur permettant de faire remonter leurs besoins, notamment quant aux postes d’appui à la recherche et au matériel[5]. C’est ainsi que, sous le pilotage de Hugues Daussy et d’Antoine Perasso, un plan de ressourcement en personnel d’appui à la recherche a été conduit depuis 2021. Le redéploiement de la masse salariale a ouvert des marges de manœuvre, permettant de créer six postes de type ingénieur de recherche, chargé d’étude ou encore assistant ingénieur ; en ont bénéficié les unités de recherche pour lesquelles les besoins, après analyse, étaient les plus urgents. Tous les domaines scientifiques sont concernés : santé, sciences fondamentales, humaines et sociales ou environnementales. Un appel à projets interne, destiné à financer l’équipement des laboratoires et l’entretien des matériels, a également été créé. Depuis le 1er janvier 2024, une dotation complémentaire de plus de 150 000 euros, représentant une augmentation globale de 8 %, complète, en outre, la dotation récurrente de toutes les unités de recherche[6]. Ainsi le budget annuel récurrent dépasse les deux millions d’euros, confirmant la volonté d’un choix budgétaire fort, inscrit dès l’exercice de construction budgétaire. Si des axes comme l’hydrogène, les biothérapies, les microtechnologies ou l’écologie ont une visibilité internationale, de nouvelles thématiques transversales émergent. Le projet de création d’un institut des vulnérabilités, en rapport avec la plateforme nationale de recherche sur la fin de vie, s’inscrit dans cette dynamique. L’alliance européenne Stars-EU, dont l’UFC est membre, relaie ces axes relatifs aux vulnérabilités, à l’écologie et aux sciences dures, développant la visibilité internationale des recherches menées dans ces domaines.