Dans le cadre du plan national d’action pour l’égalité professionnelle 2021-2023 commun au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et au ministère de l’éducation nationale et de la Jeunesse, un plan national de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans l’enseignement supérieur et la recherche se construit. Ambitieux, il a pour objectif de franchir collectivement une étape supplémentaire dans la prévention et la prise en charge des situations de violences sexistes et sexuelles : que l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche se saisisse de ce sujet et que toute victime ou témoin puisse bénéficier d’un accompagnement et d’un traitement approprié de sa situation.
À l’université de Franche-Comté, ce projet est fortement soutenu par la présidente Macha Woronoff. Sa réalisation est confiée au pôle relations humaines et sociales, qui réunit Benoît Géniaut, alors vice-président responsable du pôle, Bassir Amiri, vice-président chargé de l’égalité, de la laïcité et de la prévention des discriminations, et Isabelle Jacques, chargée de mission à la transformation sociale de l’université.

Le 8 novembre 2021, la plateforme SOS (signalement, orientation, suivi) voit le jour. Ce nouveau dispositif d’écoute anonyme est ouvert à l’ensemble de la communauté universitaire. La plateforme recueille les témoignages des personnes (étudiants, personnels, enseignants, intervenants extérieurs ou proches) s’estimant victime ou ayant connaissance de toute forme de violence (violences sexuelles et sexistes, discrimination, harcèlement ou autre). Fruit de longs mois de travail, sobre et simple d’utilisation, elle garantit la confidentialité de ceux qui y témoignent. Désormais, à la direction des affaires juridiques et institutionnelles (DAJI), une personne est chargée du suivi de la gestion de la cellule SOS.

Au cours de l’année 2022, 67 signalements sont déposés : 49 émanent d’étudiants (soit 73 % des signalements), les autres des personnels de l’établissement. La moitié a été réalisée par des victimes et l’autre moitié par des témoins. Parmi les 67 signalements, 31 sont liés à du harcèlement moral, 30 concernent des violences sexuelles et sexistes et 6 relèvent de la discrimination.