Les grands classements internationaux, qu’ils soient critiqués ou plébiscités, demeurent aujourd’hui un signe extérieur inévitable pour mesurer le rayonnement d’une université. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est très attentif au rang de ses établissements dans les échelons de cette concurrence désormais mondiale.
Depuis 2018, l’université de Franche-Comté figure dans le palmarès mondial des meilleurs établissements d’enseignement supérieur selon le classement du Center for world university ranking (CWUR). Cet organisme publie tous les ans l’unique classement mondial qui ne se fonde pas sur des données fournies par les structures elles-mêmes. Les critères de sélection sont la qualité de l’éducation, l’emploi des diplômés, la qualité du corps professoral et le rendement de la recherche. En 2023, l’UFC se situe dans le top mondial des 2,7 %, à la 548e place de ce classement dans un recensement de 20 966 établissements[1], et au 216e à l’échelle européenne.
L’année 2024 illustre combien l’université de Franche-Comté a réussi à se hisser dans maints classements internationaux. En juin, elle est la seule université de la région Bourgogne Franche-Comté à figurer dans le classement QS world university rankings, élaboré par la société britannique Quacquarelli Symonds, en se situant dans la tranche du classement allant de la 711e à la 720e place au niveau mondial. Or elle se trouvait l’année précédente dans la tranche allant de la 1202e et la 1400e place : elle opère ainsi une progression remarquable[2].
En juillet, l’UFC maintient sa position européenne d’excellence en figurant à nouveau dans le QS Europe university rankings 2025[3]. Ce classement est établi selon douze indicateurs : la réputation académique (30%), la réputation auprès des employeurs (15%), les citations par article (10%), le nombre d’articles par professeur (5%), le réseau international (10%), les résultats en matière d’emploi (5%), le taux d’encadrement (5%), la diversité des étudiants internationaux (5%), le ratio des enseignements internationaux (5%), le taux d’étudiants d’échanges entrants (2,5%), le taux d’étudiants en échanges à l’étranger (2,5%) et la durabilité (5%). Dans ce palmarès, sur 685 établissements répartis dans 42 pays européens, 49 établissements français sont classés. Parmi eux, l’université de Franche-Comté occupe le rang 370 grâce à la qualité et à l’excellence de sa recherche et de sa formation. En décembre, l’UFC figure parmi les 24 établissements français classés dans le QS durabilité 2025[4] sur les 1 300 institutions évaluées à travers le monde. Ce classement, appréciant les établissements selon leur impact environnemental et social, ainsi que suivant leur gouvernance, permet d’identifier les universités les plus impliquées dans la construction d’un avenir durable.
En octobre 2024, l’édition du classement Times Higher Education (THE 2025) des meilleures universités du monde intègre l’université de Franche-Comté[5] parmi les seuls 50 établissements français retenus. Sur un total de 2 092 universités de 115 pays classées au niveau mondial, l’UFC figure au 1 201 rang, sur les 1 500 premières. THE analyse les établissements de l’enseignement supérieur selon 18 indicateurs de performance regroupés en cinq domaines : l’enseignement, l’environnement de la recherche, la réputation et la qualité de recherche, l’ouverture internationale, l’innovation.
L’UFC confirme son rayonnement international en figurant également dans le classement thématique de Shanghai qui prend en compte trois indicateurs : le développement durable, le réseau international de recherche, qui analyse la collaboration internationale en matière de recherche et le transfert de connaissances, et l’employabilité des diplômés. En novembre 2024, elle se hisse parmi les 300 meilleures institutions mondiales dans cinq domaines : ingénierie électrique et électronique, ingénierie mécanique, médecine clinique, sciences biologiques humaines et technologie médicale.
Les palmarès obtenus dans ces classements (Shanghai, QS, CWUR, THE) inscrivent les équipes de recherche de l’université de Franche-Comté dans un référentiel international reconnu. La qualité de ses formations est étroitement liée à celle de sa recherche. Des équipes renommées sont le gage d’une bonne insertion professionnelle pour les étudiants et les doctorants. Les universités comptent avec fierté des chercheurs éminents, distingués par des trophées ou lauréats de sélections pointues. Par exemple, le classement de l’université de Stanford publie chaque année la liste des scientifiques les plus cités dans le monde. Parmi eux, en 2023, 40 enseignants-chercheurs et chercheurs[6] de l’UFC (contre 24 en 2022) figurent parmi les 160 000 les plus référencés sur un total de 8 millions en activité (soit 2 % des chercheurs mondiaux). Cette liste est établie à partir d’une base de données bibliométriques transdisciplinaires de résumés et de citations de publications scientifiques, couvrant plus d’une vingtaine de domaines.
Les nominations à l’Institut universitaire de France (IUF), publiées au Bulletin officiel de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, récompensent elles-aussi la qualité scientifique de l’activité universitaire des enseignants-chercheurs. Fondé en 1991, l’IUF a pour mission de promouvoir la recherche de haut niveau en soutenant deux catégories de chercheurs : les seniors, figures scientifiques établies aux contributions déjà significatives, et les juniors, représentant la nouvelle génération de talents prometteurs. En quatre années, 13 lauréats[7] ont été distingués à l’université de Franche-Comté, chacun pour une durée de cinq ans. Pendant leur mandat, ces personnes contribuent fortement à la dynamique de recherche de leur laboratoire. En les faisant bénéficier de décharges d’enseignement et de financements spécifiques, ce statut très recherché leur permet de se consacrer davantage à leurs projets[8], de bâtir une équipe de recherche ambitieuse, de former un doctorant sur toute la durée de sa thèse. Ainsi, par exemple, avec sa nomination IUF en 2023, Sydney Grosprêtre a permis une multiplication du nombre de doctorants au C3S, son laboratoire de rattachement, et a favorisé une meilleure articulation entre formation et recherche dans son UFR STAPS. Par sa crédibilité, l’IUF ouvre aussi la porte à des collaborations internationales.
De son côté, le CNRS honore chaque année des personnels par des trophées prestigieux. Ainsi, des médailles de cristal[9], de bronze[10], d’argent[11] ou de l’innovation[12] ont été attribuées à des chercheurs ou à des personnels administratifs issus d’UMR (unités mixtes de recherche) communes avec l’UFC. De nombreux autres prix, palmes, nominations, médailles scientifiques, littéraires distinguent les chercheurs, certains d’entre eux cumulant même de nombreuses récompenses pour la qualité de leurs travaux.
L’obtention de labels et de certifications pour les services et les laboratoires de recherche (HRS4R, Qualiopi, qualité FLE, ISO, EURACE, Bienvenue en France, Marianne, services Publics +, NoctamBU+…) sont des éléments concrets d’appréciation de la qualité de l’établissement[13]. En octobre 2024, le Learning Centre Claude Oytana de l’université de Franche-Comté a remporté[14] le reconnu Prix de l’innovation numérique remis par l’association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU).
Les collectivités territoriales peuvent, elles-mêmes, se classer au niveau national grâce à leurs étudiants. C’est pourquoi les grands groupes de presse lancent chaque année leur propre palmarès en scrutant et en comparant différents indicateurs. En effet, si la réputation internationale des établissements influence bien leurs choix de candidature, les étudiants s’attachent également à comparer de multiples critères : rapport coût et qualité de la vie, environnement, des équipements culturels et sportifs, d’accessibilité par les transports en commun, de la proportion d’étudiants par rapport à la population globale ou de son dynamisme économique. Depuis quelques années, des critères sont apparus, comme l’engagement de l’établissement dans la responsabilité sociale et environnementale, la solidarité, la prise en compte de la parité ou les luttes contre les discriminations. Par exemple, depuis plus de vingt-cinq années, la ville de Besançon est bien placée au niveau national pour la qualité de la vie étudiante. Dans le classement du média l’Étudiant, elle se situe au palmarès national « des villes où il fait bon étudier » (catégorie grandes villes) selon ces différents critères, le plus souvent en 6e position. Le taux de recommandation des étudiants sur la qualité de vie étudiante à Besançon atteint 95,73%, soit au 8e rang national quant à la satisfaction étudiante. L’université, avec ses milliers d’étudiants et l’ensemble de ses personnels, participe largement au développement de son territoire, dans les villes où elle est implantée, et plus généralement de sa région.
Les formations, elles-aussi, peuvent bénéficier d’un large rayonnement national et international. À titre d’exemple, à l’UFR STGI à Montbéliard, depuis sa création en 2001, le master information-communication, produits et services multimédia (PSM) est régulièrement plébiscité dans la presse comme l’un des meilleurs en France dans le domaine de l’Internet. De 2012 à 2015, il est classé dans le dossier « Les diplômes de la fac qui donnent du travail » du Nouvel Observateur[15]. En 2013, dans le magazine Challenges[16], il figure en 1ère position parmi les dix meilleurs masters universitaires de ce domaine. Toujours à STGI, en 2022, le CMI hydrogène, énergie et efficacité énergétique (H3E) a reçu le prix de « la sensibilisation, de l’éducation et de la formation » lors de la troisième édition du concours Hydrogénies. Dans son enquête publiée le 6 janvier 2017, L’Étudiant place l’UFR SJEPG en troisième position, juste derrière Panthéon-Sorbonne et Panthéon-Assas, dans le palmarès des facultés de droit pour son insertion après un master[17]. Ce ne sont que quelques exemples de la liste des nombreux autres diplômes également classés.

Les étudiants, les anciens étudiants, les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les personnels de l’université forment une communauté dont le nombre grandit chaque année et qui contribue au rayonnement national et international de sa région. Ceux qui viennent ou qui partent en mobilité véhiculent une image attractive et en deviennent les ambassadeurs. Afin de connecter tous les talents qu’elle a contribué à former au fil des ans, l’université de Franche-Comté a lancé, le 1er février 2023, son réseau alumni. Cette plateforme lui permet d’accompagner ses anciens étudiants tout au long de leur carrière professionnelle, au-delà de leur cursus d’études. Tissant des liens étroits entre les membres de la communauté, passée et actuelle, ce réseau offre de nombreuses opportunités professionnelles avec ses outils opérationnels comme le Career Center[18], le forum, la messagerie instantanée, les alertes d’offres d’emploi, la CVthèque ou la possibilité de créer des groupes de personnes. En 2024, quatre mois après son lancement, le réseau alumni de l’UFC compte déjà plus de 10 000 inscrits, montrant l’engagement des anciens étudiants pour leur université.