Du Laboratoire de chimie des eaux (LCE) à QUALIO analyses & environnement (1961-2024)

Maryse Graner

Créé en 1961 par Marie-Claude Remy, le laboratoire de l’Institut de chimie se situe rue Mégevand, dans les locaux de la faculté des lettres, et réalise des analyses physico-chimiques sur l’environnement. Repris en 1966 par François Remy, le laboratoire garde sa vocation initiale de surveillance des eaux et des pollutions atmosphériques, tout en développant ses activités d’enseignement et de recherche.

En 1982, le laboratoire est rattaché à l’UFR sciences et techniques (ST) de l’UFC et devient officiellement Laboratoire de chimie des eaux (LCE). Déjà agréée par le ministère de la Santé, la vocation du LCE se confirme avec les années et son orientation vers une démarche qualité le contraint à changer de locaux. En 2001, le LCE bénéficie d’une construction neuve au site de la Bouloie, près de l’UFR ST.

Nouveaux locaux du laboratoire de chimie des eaux au site de la Bouloie, près de l’UFR ST (architectes Reichardt et Ferreux).
Qualio, Sarah Caradec, oct. 2021.

Cela lui permet d’obtenir sa première accréditation par le COFRAC (Comité français d’accréditation) et de faire fonctionner ses appareils de mesure de façon optimale. Succédant à François Rémy à son départ en retraite, Myriam Euvrard, puis Éric Cavalli (2001-2012), souhaitent revaloriser la dimension recherche du laboratoire. De 2004 à 2012, quatre services techniques centraux, dont le LCE, sont intégrés au service commun de ressources analytiques et de caractérisation (SERAC)[1] sous la direction de Éric Cavalli[2] (2006-2012). La mission principale du SERAC est d’effectuer des prestations auprès des chercheurs de l’UFC, mais aussi des partenaires extérieurs et des industriels. Ainsi, une partie de la marge dégagée sur les analyses du secteur privé permet de financer l’activité de prestation interne à bas coût pour les laboratoires de recherche (Chrono environnement et UTINAM principalement), et plusieurs doctorants sont à nouveau accueillis au laboratoire. En 2012, Bernard Botella, directeur technique du LCE depuis de nombreuses années, en devient responsable.

Bernard Botella, responsable et directeur technique du LCE, travaillant sur un appareil de mesure du laboratoire en 1999.
Georges Pannetton.

En 2013, il modernise l’image du service avec l’aide de la direction de la communication. Cette plateforme analytique de l’UFC prend alors le nom de « QUALIO analyses & environnement », en référence à la qualité de ses analyses des eaux.

Depuis sa création, le laboratoire n’a de cesse d’améliorer ses analyses grâce à sa politique qualité et au renouvellement constant de son parc de machines. Cet objectif, poursuivi par Coline Druart, responsable du laboratoire depuis 2018, Cédric Buron, directeur depuis 2020, et leurs neuf collaborateurs, contribue au développement de QUALIO. Ainsi, en 2023, QUALIO traite plus de 7 000 échantillons par an, représentant près de 50 000 paramètres analysés. 67 % des analyses sont réalisées sur des eaux douces : 30 % d’eaux destinées à la consommation humaine (EDCH), 26 % d’eaux naturelles et 10 % d’eaux de loisirs (baignades, piscines). Pour les EDCH, les contrôles de potabilité effectués (analyses physico-chimiques) sont définis par l’ARS (agence régionale de santé), quant à la fréquence et aux paramètres analysés. Sur les eaux douces (ou « propres »), QUALIO recherche des paramètres physico-chimiques majeurs (pH, conductivité, nitrates, carbone organique total…), des micropolluants organiques (hydrocarbures, pesticides…) et des minéraux (métaux à l’état de traces). Le laboratoire réalise également l’analyse des eaux résiduaires (28 % des échantillons en 2023) pour le compte de maints bureaux d’études, communes et syndicats des eaux gestionnaires de stations d’épuration du Doubs, et pour des industriels (fromageries, traitement de surface…). D’étroites collaborations sont engagées avec les laboratoires de recherche de l’UFR ST, notamment FEMTO-ST, UTINAM et Chrono environnement.

Notes :

  • 1. Mis en place par Pierre-Marie Badot, vice-président recherche sous le mandat de Françoise Bévalot, le SERAC regroupe le centre de microscopie électronique, le centre de spectrométrie et l’unité technique MARIO (rayonnements ionisants), cette dernière étant, à l’époque, également accréditée pour certaines analyses de radioactivité dans l’environnement.
  • 2. Tout l’U, no 104, mai 2003, p. 3, « Éric Cavalli, pour un renouveau du Laboratoire de chimie des eaux ».
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