L’Observatoire des sciences de l’univers (OSU) THETA est une école interne de l’université de Franche-Comté[1]. Il est issu de l’observatoire de Besançon, créé en 1878 pour assurer des missions en astronomie[2], chronométrie[3] et météorologie.

Cette dernière n’est plus de son ressort aujourd’hui. En 2010, le passage à l’OSU THETA donne une dimension fédérative à cette structure.
Aujourd’hui, son cœur administratif a pour tutelles UBFC et le CNRS. Les 600 personnels environ fédérés par l’OSU THETA, tous statuts confondus, sont regroupés dans cinq laboratoires, relevant de l’université de Franche-Comté, de l’université de Bourgogne et de SUPMICROTECH-ENSMM : l’institut UTINAM, le laboratoire Chrono-environnement, le département Temps-fréquence de l’institut FEMTO-ST, mais aussi le laboratoire Biogéosciences de l’université de Bourgogne, ainsi que les équipes MARS et ASTER du laboratoire interdisciplinaire Carnot de Bourgogne. Les domaines scientifiques couverts par les unités fédérées couvrent les quatre domaines du CNRS INSU[4] : astronomie-astrophysique ; surfaces et interfaces continentales ; terre solide ; océan-atmosphère et au-delà.

L’OSU THETA est également un lieu de culture qui recèle toute l’histoire de l’astronomie bisontine et de la mesure du temps. Il assure la continuité et la pérennité de la collecte de données scientifiques à long terme, grâce à du personnel spécifique. De l’astrophysique au suivi des populations animales, en passant par la sismologie, beaucoup de sciences de l’observation sont concernées. Fort de son expérience développée dans le domaine de l’astronomie, grâce à son implication dans l’observatoire virtuel, l’OSU THETA étend cette méthodologie à d’autres domaines, comme l’écologie, la paléontologie ou la géologie. Ses services d’observation concernent plusieurs disciplines, par exemple la mesure du temps et des fréquences, la Voie lactée, les tourbières ou encore les systèmes karstiques.
Par son volet fédération de recherche, l’OSU THETA joue un rôle d’animation scientifique et de gestion financière et administrative de projets inter-laboratoires grâce à l’unité d’appui et de recherche (UAR) dont il s’est doté. Parmi ces projets transversaux, figurent des travaux sur la contamination environnementale impliquant à la fois physiciens, chimistes, biologistes et géologues. Par exemple, astrophysiciens et physico-chimistes collaborent dans des études sur les clathrates : des “cages d’eau ” présentes au fond des océans, dans les sous-sols de la terre, mais aussi dans certaines atmosphères planétaires. D’autres études concernent les bassins karstiques ou la sismologie en Franche-Comté.