Aménager ses études

Maryse Graner, avec l’aide de Frédéric Muyard et d’Élodie Belle

Si le nombre d’années pour obtenir un diplôme est en principe défini, il existe différentes possibilités d’obtenir des aménagements de cursus. Il est souvent difficile de concilier études et sport ou pratique artistique de haut niveau, études et handicap, études et travail, ou encore études et maternité. C’est pourquoi l’université a mis en place des régimes spéciaux[1] permettant aux étudiants qui sont concernés de bénéficier de dispositions adaptées. Ces différentes situations peuvent faire l’objet d’une demande de dérogation, pour obtenir par exemple un aménagement des études, une dispense d’assiduité ou l’organisation d’une session de remplacement pour les examens.

Visuel de communication sur l’atelier « Préparer son année de césure » avec le service OSE, 2022. Élodie Crozier.

En 2014, Frédéric Muyard, vice-président du CEVU, et Thibaut Steinmetz, vice-président étudiant, harmonisent les différentes procédures alors en cours dans les composantes en une seule. Ainsi, l’activité soutenue des sportifs de bon niveau peut être prise en considération, au même titre que celle des sportifs de haut niveau inscrits sur les listes officielles. Il en va de même pour certains artistes, inscrits au conservatoire par exemple, ou que des expositions ou concerts empêchent d’être présents. La grossesse, la charge d’une famille, le travail salarié et l’entrepreneuriat entrent également en ligne de compte. Sont également éligibles les étudiants engagés simultanément dans plusieurs cursus, les membres d’associations et les étudiants élus. Quand la demande est acceptée, sous réserve que la situation de l’étudiant constitue une entrave véritable à sa réussite et que des aménagements s’avèrent indispensables, un contrat pédagogique est signé par l’étudiant et le directeur de la composante pour définir les modalités et la durée de ce régime spécial d’études. Selon les cas, cela peut se traduire par l’adaptation des choix des groupes de TP et de TD, une autorisation d’absence, des aménagements des examens ou encore l’octroi d’aides.

Une autre possibilité est proposée avec le dispositif autorisant une période de césure[2]. Depuis 2016, les étudiants de l’université de Franche-Comté ont la possibilité de mettre leurs études entre parenthèses, le temps d’un semestre ou d’une année de césure pour réaliser leur projet[3]. Cette formule, qui n’est pas un congé sabbatique, leur permet de concrétiser des envies personnelles ou professionnelles, soit en autonomie, soit encadrées dans un organisme d’accueil en France ou à l’étranger. Il peut s’agir d’un service civique, d’un volontariat en administration, en entreprise ou dans une association, d’un stage ou encore d’une expérience humanitaire.  Ce dispositif souple conserve à l’étudiant son statut et donne, au retour, la garantie de pouvoir reprendre la formation en cours. Il confère un véritable enrichissement de son parcours universitaire, professionnel comme personnel, en acquérant des compétences nouvelles, en vivant une expérience utile.

Notes :
  • 2. Instaurée en 2016 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ; le décret n°2018-372 du 18 mai 2018 (art. 1) définit le cadre du dispositif.
  • 3. Le service orientation, stage, emploi (OSE) gère la procédure auprès des étudiants.
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