Jean-Claude Chevailler

Au départ, l’appellation TEMIS s’applique à la zone d’activité créée par la ville de Besançon lors du mandat du maire Robert Schwint, avec le soutien de Jean Michel, président de la chambre régionale de commerce et de l’industrie. Destinée à accueillir les structures de formation et les entreprises tournées vers les microtechniques, elle s’étend des résidences universitaires de la Bouloie à la rue de Vesoul. S’y installent l’ENSMM, l’ISIFC (Institut supérieur d’ingénieurs de Franche-Comté), composante de l’université, le lycée Claude-Nicolas Ledoux, le CFAI de l’UIMM et des entreprises. Au début des années 2000, la communauté d’agglomération du Grand Besançon (CAGB), à laquelle la compétence développement économique a été transférée, donne à cet espace le nom de TEMIS Sciences afin de le différencier de TEMIS Santé, zone économique créée au site des Hauts du Chazal. La CAGB construit en 2005 TEMIS Innovation – maison des microtechniques. Cet édifice à l’architecture emblématique (Lamboley Architectes Office) comprend un incubateur, une pépinière, un hôtel d’entreprises innovantes et une salle blanche. Il héberge par ailleurs la direction de la valorisation de l’université.

Maison des microtechniques, Temis Innovation, construite en 2004-2005 à TEMIS sciences (Lamboley Architectes Office). Georges Pannetton, juin 2007.

Toujours à TEMIS Sciences, se construit un bâtiment destiné à accueillir FEMTO-ST[1]. Dès 2008, le dossier[2] est validé. Sous maîtrise d’ouvrage de la région Franche-Comté, le projet est confié au cabinet d’architecture Groupe 6, retenu par le jury en 2009, et le bâtiment inauguré en 2014. La construction s’accompagne de l’extension de la salle blanche de TEMIS-Innovation située à proximité.

FEMTO-ST, unité mixte de recherche, combine les sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC) et les sciences pour l’ingénieur (SPI). Cette UMR associée au CNRS est rattachée conjointement à l’université de Franche-Comté, à l’École nationale supérieure de mécanique et de microtechniques et à l’université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Regroupant plus de 750 personnes[3], FEMTO-ST, laboratoire de recherche en sciences pour l’ingénieur reconnu au niveau européen, le plus grand équipement de recherche publique de Franche-Comté, remporte de nombreux succès internationaux.

TEMIS se développe ensuite avec une seconde technopole, consacrée à la santé, qui s’implante aux Hauts-du-Chazal, à proximité du CHU Jean Minjoz, de l’établissement français du sang (EFS), de l’UFR sciences de la santé et de nombreuses entreprises spécialisées dans le biomédical, les biothérapies et la bioproduction. Elle vise à structurer cet écosystème santé bisontin pour trouver des thérapies innovantes. Inauguré en mars 2021, le centre Bio innovation, associant le CHU, l’EFS, le pôle des microtechniques et l’université de Franche-Comté, en est le guichet d’entrée, afin de faciliter et d’accélérer la conduite des projets du réseau biomédical.

Par la réalisation de ces programmes, la recherche et le développement économique acquièrent une visibilité internationale accrue, dans ces différents domaines qui ont toujours marqué la spécificité régionale.


Notes :
  • 1. Voir la notice de Laurent Larger, « Institut FEMTO-ST, unité mixte de recherche CNRS 6174 (uFC, SUPMICROTECH-ENSMM, UTBM, CNRS) ».
  • 2. Le coût de l’opération, toutes dépenses confondues, est chiffré à 33,822 M€. Les financeurs en sont l’État (contrat de projets État-région 2007-2013), l’Union européenne (programme opérationnel Feder 2007-2013) pour plus de la moitié, le conseil général du Doubs et la communauté d’agglomération du Grand Besançon (CAGB).
  • 3. FEMTO-ST est également présent à Belfort, à Montbéliard et à Sevenans.
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