Sous le mandat de Claude Condé, une nouvelle organisation est souhaitée par la présidence de l’université, par Éric Prédine, le directeur (2010-2013), et par le conseil de gestion des STAPS et votée en conseil d’administration de l’université (11 mai 2010). Le positionnement retenu entérine la suppression du SUAPS, le service universitaire des activités physiques et sportives et l’intégration de ses missions à l’UFR STAPS à la rentrée universitaire 2010-2011[1]. Une nouvelle entité, intitulée unité de promotion, de formation et de recherche des sports (UpFR) est formée, (ajoutant le « p » de promotion à son sigle UFR pour indiquer sa nouvelle mission) – plus communément appelée l’U-Sports. La nouvelle organisation gère l’ensemble des activités et des installations sportives. Claude Parratte, directeur-adjoint chargé de la promotion du sport à l’UpFR sports, coordonne ces projets avec Sophie Zecchini, responsable administrative.

Élodie Crozier.
Le laboratoire de recherche Culture, sport, santé, société[2] (C3S), propre à l’UpFR sports, est créé en 2010 et labellisé en 2012. Depuis 2011, conjointement avec l’UFR sciences de la santé, l’UpFR sports est membre de la plateforme scientifique et technique exercice performance santé innovation (EPSI), consacrée à l’expérimentation humaine et à l’innovation technologique dans le domaine de la santé et de la performance sportive. En 2011 toujours, un terrain de beach volley, nécessitant 650 tonnes de sable, est aménagé en partenariat avec le Crous de Besançon au campus de la Bouloie. Des équipements de fitness[3] complémentaires dessinent les premiers éléments d’un futur « parcours santé » à l’automne 2012.
Nicolas Tordi, élu de 2013 à 2018, souhaite davantage ouvrir l’UpFR Sports dans une dynamique internationale. Depuis 2013, l’U-Sports invite chaque automne des enseignants-chercheurs étrangers[4] à venir partager leur savoir avec les étudiants lors de journées baptisées « l’U-Sports à l’international ». Les étudiants de troisième année de licence et de master bénéficient ainsi de cours en anglais sur des sujets de recherche en sciences du sport. Pour les universitaires, elles sont l’occasion d’envisager des collaborations et des partenariats avec d’autres chercheurs et responsables de laboratoires.
En septembre 2016, Anne Tatu, enseignante-chercheure à l’UpFR Sports, est nommée chargée de mission politique sportive de l’UFC par Jacques Bahi. Elle pilote le dossier Area sports[5], dont les espaces sont inaugurés trois ans plus tard, le 12 septembre 2023. Ainsi, le terrain de rugby est à nouveau enherbé et son système d’arrosage rénové, à l’occasion de la remise à neuf de la piste d’athlétisme.
En 2016, avec ses équipes, N. Tordi obtient la reconnaissance Erasmus+sport pour le projet EMIS (égalité, mixité, intégration par le sport). Ce projet d’une année, financé à hauteur de 320 000 euros par l’Union européenne, a pour objectif de créer des liens entre l’université de Franche-Comté et d’autres universités européennes. En avril 2016, pendant trois journées, onze délégations européennes[6], soit 250 étudiants, se rassemblent à Besançon lors d’activités sportives et festives, de cérémonies, de colloques et d’ateliers. L’évènement revêt une dimension intergénérationnelle car les fédérations sportives partenaires font intervenir des pratiquants et des intervenants de tous âges : des enfants et adolescents jusqu’aux retraités. Beaucoup d’ateliers permettent de découvrir comment adapter le sport au handicap moteur (handisport) ou mental (sport adapté), en tant que pratiquant ou encadrant. En retour, jusqu’en d’octobre, des délégations de l’U-Sports rendent visite aux différentes universités participantes avec, à la clé, la signature d’accords de coopération internationale.

Georges Pannetton.
L’expertise des chercheurs de l’UFR STAPS est reconnue par les professionnels. L’U-Sports développe de nombreux partenariats dans le milieu sportif, notamment avec la fédération française de gymnastique, le centre national de ski nordique et de moyenne montagne, ainsi qu’avec différentes ligues régionales (tennis, badminton, rugby, gymnastique) ou avec des sociétés fabricant du matériel destiné aux sportifs. Par exemple, Frédéric Grappe, enseignant à l’U-Sports et chercheur au laboratoire C3S, est aussi consultant et directeur de la performance pour l’équipe cycliste Groupama-Française des jeux (FDJ).

UpFR sports, Chloé Combet.
En avril 2015, l’entreprise Shimano France de composants pour cycles fait appel à lui pour organiser, à l’U-Sports, un programme de formation professionnelle avec le vélo Bikefitting[7].