Le Laboratoire de recherche en neurosciences est créé en 1996 par François Math[1]. À l’origine, il est composé d’enseignants-chercheurs en biologie et en physiologie, dont les investigations portent sur la perception olfactive chez l’animal et chez l’homme.

S’inscrivant dans le cadre du projet d’établissement qui intègre le domaine santé-médecine, l’unité de recherche évolue et inclut plusieurs enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires ; le dossier de demande d’agrément est déposé en 2006. L’avis favorable de l’AERES mentionne l’aspect structurant de cette unité au niveau local. Lors du contrat 2008-2011, l’UR comprend 14 enseignants-chercheurs, dont 7 hospitalo-universitaires.
Depuis 2008, le laboratoire comprend des chercheurs et enseignants-chercheurs issus des deux UFR sciences et techniques et santé. Cette nouvelle composition permet le développement d’interfaces originales entre plusieurs champs disciplinaires. En 2016, des chercheurs et enseignants-chercheurs en neurosciences fondamentales et en biochimie rejoignent l’unité, suivis en 2020 par des chercheurs et enseignants-chercheurs en psychologie cognitive de l’UFR SLHS.
Au cours du contrat 2016-2021, l’activité scientifique de l’unité se tourne résolument vers un continuum de la recherche fondamentale à la clinique en neurosciences et en psychologie cognitive appliquées aux maladies psychiatriques et neurologiques. Elle couvre le développement et l’évaluation de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques autour des troubles de l’humeur, des maladies neurodégénératives, des troubles des conduites et de l’attachement.
Cette période peut être considérée comme une phase de structuration, d’intégration et de consolidation de l’unité par rapport aux précédents contrats. L’équipe comprend 80 membres et garantit une réelle pluridisciplinarité, associant santé, sciences et techniques et sciences humaines et sociales. Elle définit et met en place un axe thématique important autour de la prise de décision, de la récompense, de l’humeur et de la régulation des émotions, qui fait l’originalité des travaux menés. Ces derniers s’appuient sur les interactions avec le milieu scientifique et industriel, tant régional que national et international[2], sur l’obtention de nombreux financements et sur la valorisation des recherches dans maintes publications internationales.
Au 1er janvier 2024, le LINCobtient la labellisation d’unité mixte de recherche (UMR) INSERM. Cette création entre, en effet, dans l’un des axes scientifiques prioritaires pour l’Inserm : la psychiatrie et santé mentale. Elle s’inscrit dans une perspective translationnelle et clinique : de la recherche fondamentale (homme sain, modèles animaux) vers l’homme malade ; mais aussi translationnelle inverse, lors de questionnements éthiques, physiopathologiques et thérapeutiques : de l’homme malade vers la recherche fondamentale. L’objectif consiste à comprendre et objectiver des marqueurs du diagnostic et la réponse aux traitements, pour proposer et valider de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques innovantes et personnalisées.
Fort de 98 chercheurs, enseignants chercheurs, personnels, doctorants et post-doctorants, LINC a su développer des synergies avec l’UMR Institut FEMTO-ST, la MSHE, les services cliniques du CHU de Besançon et le CIC-1431 INSERM.