De l’équipe technique à la direction du patrimoine immobilier de l’UFC

Maryse Graner avec l’aide de Jean-Claude Chevailler et de Charles de Kergariou

Initialement, chaque composante dispose d’un ou deux agents de service technique qui gèrent les petites réparations quotidiennes et la maintenance des locaux ou encore l’entretien des espaces verts. Sous le mandat de Jacques Robert, dès 1981, une équipe commence à se constituer à l’échelon central. Michel Marchal assure l’encadrement de neuf collègues dans les différents corps de métiers : un menuisier, un plombier, un électricien, un jardinier et cinq peintres. Cette équipe est chargée d’assurer le suivi des chantiers de l’université[1].

Pour répondre à la montée en charge des travaux à effectuer, aux responsabilités encourues et à la nécessité de se former davantage pour respecter les nouvelles normes de sécurité, l’équipe s’agrandit. En 1997, sous le mandat de Claude Oytana, le service prend le nom de direction du patrimoine immobilier (DPI). Son nouveau directeur, Patrick Luberne[2], reçoit également dans ses missions l’hygiène et la sécurité jusqu’en septembre suivant, où Noëlle Boussemghoune, ingénieure d’études, est recrutée pour traiter spécifiquement ces dossiers[3]. En 1998, débute la construction d’un nouveau bâtiment destiné à rassembler en un lieu unique les acteurs cités. Financé sur les fonds propres de l’université et dessiné par Patrick Luberne, il est construit à la Bouloie, à proximité de la chaufferie, et inauguré en juin 1999.

Sous le pilotage de Jean-Claude Chevailler, vice-président chargé du patrimoine, la DPI doit assurer l’entretien et la conformité des locaux existants et suivre les opérations nouvelles inscrites dans le contrat de plan : UFR sciences médicales et pharmaceutiques, bibliothèque universitaire santé sur le site des Hauts-du-Chazal, bibliothèque Lucien Febvre à Belfort.

Pour répondre au principe d’égalité des chances, auquel elle est très attachée, l’université s’est mise en conformité avec les différentes lois[4] concernant la prise en compte du handicap. Avec un patrimoine souvent ancien et inadapté, l’université a engagé des travaux en ce sens. Dès 1997, sous Claude Oytana, un premier diagnostic complet révèle alors le chiffre (bas) d’un total de 19% du patrimoine universitaire accessible. Sous le pilotage successif des vice-présidents chargés du patrimoine, la DPI intègre cette notion d’accessibilité dans les cahiers des charges de chaque programme d’aménagement, de travaux et de constructions nouvelles. En 2022, cette priorité est bien prise en compte : 83 % des locaux sont conformes. En 2023, un des agents de la DPI est spécifiquement affecté au traitement de l’accessibilité des personnes handicapées.

La DPI, sous-dimensionnée, est renforcée sous la présidence de Jacques Bahi grâce au recrutement de sept collaborateurs, et restructurée. En 2016, elle compte alors 16 agents, dont l’équipe technique de neuf personnes. Michel Patois prend la direction du service en janvier 2020.

Depuis 2021, sous le mandat de Macha Woronoff, la dimension stratégique de la politique immobilière est portée par la présidente, le vice-président du conseil d’administration et le vice-président patrimoine et campus durables. Ils s’appuient sur la direction générale des services, la direction du patrimoine immobilier, le directeur des projets stratégiques et la direction des affaires financières. La DPI, qui, pendant longtemps, a été en sous-effectif chronique, se voit progressivement renforcée et gagne en compétences.

Depuis 2022, sous la direction de Charles de Kergariou[5], elle est constituée de 23 personnes, dont une équipe technique de 8 membres. Trois entités composent ce service. Le pôle constructions et projets, qui réunit une équipe pluridisciplinaire, ingénieurs voirie travaux publics, ingénieurs thermiciens, et chargés de projets tous corps d’état, monte et suit des dossiers de construction et de rénovation des bâtiments. Le pôle performance énergétique et gestion de la donnée propose les pistes d’amélioration énergétique, non seulement pour la mise en œuvre de solutions techniques moins énergivores, mais aussi pour accompagner de nouvelles pratiques vertueuses dans le cadre de l’évolution des usages. Il suit précisément les données d’occupation pour tenter d’optimiser l’utilisation des bâtiments et faire remonter des chiffres fiables lors des nombreuses enquêtes ministérielles. Le troisième pôle, chargé de la maintenance et de l’exploitation, regroupe des agents avec des spécialités professionnelles complémentaires, en électricité, plomberie, menuiserie et agencement, permettant une intervention en régie au sein des composantes de l’université. Un système de tickets, récemment instauré, permet le suivi précis des actions et réduit les délais d’intervention.

La DPI gère des bâtiments répartis sur six villes universitaires (Besançon, Belfort, Montbéliard, Lons-le-Saunier, Vesoul et Dole) pour une surface totale foncière de plus de 66 hectares, sur lesquels sont disséminés 112 biens (bâtis et non bâtis)[6] sur un total de 215 666 m2 . L’équipe a pour missions la maîtrise d’ouvrage, les opérations de grosse maintenance du bâti ainsi que l’entretien des espaces extérieurs situés dans le domaine universitaire de la Bouloie. Sur les autres campus, la gestion des espaces extérieurs est assurée par les services techniques des composantes, tout comme les petites opérations de maintenance et d’entretien du patrimoine bâti. Au total, pour la gestion globale du patrimoine bâti et non bâti de l’université, ce sont en tout 187 personnes, cadres, techniciens, agents de maintenance et d’entretien, qui sont répartis entre les différentes fonctions immobilières.

Pour l’exploitation quotidienne du patrimoine, la DPI travaille en collaboration avec d’autres services centraux, principalement la direction générale des services, la direction sécurité et prévention des risques, l’agence comptable et la direction des affaires financières. Avec cette dernière, la mise en place d’un marché du contrôle réglementaire du bâtiment et de la fourniture de chaleur offrent désormais une vison d’ensemble du parc immobilier.

Dans un avenir proche, l’objectif de développement est de permettre à la DPI d’assurer la maîtrise d’ouvrage des opérations immobilières majeures qui devront être livrées d’ici 2028. Elle devra aussi être en mesure de mener à bien l’optimisation énergétique, le suivi fin et continu des consommations de fluides, ainsi que celui des données immobilières, ce qui constitue autant d’informations cruciales pour l’établissement.

Notes :
  • 1. Tout l’U, « L’équipe technique de l’université », n° 42, juin 1996, p. 7.
  • 2. Ingénieur de recherche et diplômé de l’école des travaux publics et précédemment directeur d’une société de contrôle technique du bâtiment.
  • 3. Sonia Racois la remplace le 1er janvier 2004. Le service hygiène-sécurité, dont elle devient responsable, est créé en 2007. Cf. la notice « Hygiène-sécurité, accompagnement social et santé des personnels ».
  • 4. Loi sur le handicap 91-663 du 13 juillet 1991, n°2005-102 du 11 février 2005, titre 4, arrêtés du 21 mars 2007, du 11 septembre 2007, décret du 30 avril 2009. Voir la notice « L’accompagnement du handicap chez les personnels ».
  • 5. Architecte diplômé de l’école d’architecture de Nantes et précédemment directeur-adjoint de la DPI depuis mars 2021.
  • 6. Chiffres au 31 décembre 2022.
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