Pour l’association bisontine Juste ici, l’art modifie notre perception du monde. En investissant des lieux publics, son objectif est d’interpeler le passant et de l’inciter à faire parler son imagination. Elle a pour objectif de soutenir et de partager la création artistique contemporaine dans l’espace public, de favoriser la participation citoyenne, de valoriser le territoire et ses spécificités urbaines, historiques, sociales et architecturales. C’est pourquoi, depuis 2011, Juste ici organise le festival Bien urbain[1]. Cet évènement invite des artistes à investir la ville avec leurs œuvres[2]. Chaque année depuis (une année sur deux depuis 2022), cette initiative a permis à une quinzaine d’artistes internationaux de transformer des murs de la ville. Les lieux s’en trouvent complètement métamorphosés.
Dès 2011, le campus de la Bouloie bénéfice de nombreuses interventions artistiques[3]. À titre d’exemples, venus des Pays-Bas, Erris Huigens et Gysbert Zijlstra, deux artistes connus sous le nom de Graphic Surgery ont donné vie au pavillon de la vie étudiante du Crous en le recouvrant entièrement de formes géométriques abstraites noires et blanches (2014). Jeroen Erosie réalise, quant à lui, une peinture murale sur le bâtiment Fourier de l’UFR SJEPG (2013).

Elle fait corps avec le bâtiment Fourier de l’UFR SJEPG (1993), architecte Bernard Quirot et associés.
Nicolas Waltefaugle, sept. 2013 (détail).
D’autres artistes sont venus d’Argentine. Sur un mur situé près de la chaufferie, Ever a peint un mur intitulé Description de l’utopie anarchiste. Franco Fasoli, dit « Jaz », aime travailler sur la thématique de l’identité culturelle. Il investit les bâtiments provisoires de l’UFR SJEPG[4] avec, de part et d’autre, une représentation de la citadelle de Besançon et du stade Bocca de Buenos Aires, soulignant un parallèle entre ces deux forteresses, l’une culturelle et l’autre sportive.

Élisa Murcia-Artengo.
Il réalise également une œuvre monumentale sur le site de l’ESPE (aujourd’hui INSPE). Sur toute la hauteur d’un bâtiment, deux lutteurs sans visage dont les corps se fondent l’un dans l’autre s’affrontent, évoquant le poids de l’héritage européen dans l’identité argentine[5].
En 2011 l’Espagnol Sam3, reconnu pour ses peintures de silhouettes en noir et blanc, a réalisé une œuvre évocatrice des liens entre humain et cosmos[6] sur la bibliothèque de sciences.

David Demougeot, sept. 2011.
Sam3 a par ailleurs, en 2012, réinterprété le mythe d’Actéon sur un bâtiment de l’IUT, aux abords d’un rond-point d’entrée sur le campus : une œuvre narrative, à lire de gauche à droite et toujours aussi puissante plus de dix ans après sa réalisation.

Nicolas Waltefaugle, 2012 (détail).
L’association Juste ici programme également de nombreux autres rendez-vous publics tout au long de l’année, avec des expositions, des visites à pied et à vélo, des rencontres avec les artistes, des ateliers, des conférences, notamment en collaboration avec le service sciences, arts, culture de l’UFC et le service culturel du Crous BFC.