L’architecture des services numériques, lancée à la fin des années 1960, est aujourd’hui l’épine dorsale support des activités de recherche, de formation et des campus de l’université.

Depuis des années, les locaux informatiques universitaires hébergeant les actifs numériques et le système d’information (SI) n’étaient plus conformes au cadre d’usage responsable du numérique et d’éco-responsabilité, aux enjeux de sécurité requis, ni à l’état de l’art. De plus, des failles de vulnérabilité ont entraîné des arrêts de services avec une mise en danger du patrimoine de données du système d’information ou des échanges réseaux avec les partenaires régionaux. C’est pourquoi, en 2022, lors du mandat de Macha Woronoff, l’université s’est engagée dans une politique d’amélioration continue de ces services sensibles pour l’établissement.
Ainsi est né le projet CHÉSINUM (Centre d’hébergement sécurisé d’infrastructures numériques), qui a pour objectif prioritaire la sécurisation de l’hébergement des actifs de l’université, qui inclut les serveurs, l’architecture cœur de réseau et celle des données. Il comprend notamment la sécurisation du réseau régional (SEQUANET), desservant l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur de Franche-Comté, le Crous, le Greta et le rectorat. Il porte également la responsabilité d’héberger le réseau national, dont le nœud régional RENATER.
Le CHÉSINUM se concrétise, en 2023-2024, sur le campus de la Bouloie, en lieu et place d’un petit immeuble obsolète, par la construction d’un nouveau bâtiment totalement adapté de 96 m2.

D’une capacité d’accueil de 20 baies informatiques[1], il offre un espace suffisant pour faire face à l’accroissement prévisible des besoins. La nature exclusivement technique de cet ouvrage, qui recourt à du béton brut pour les façades et la toiture, concourt à la solidité de l’édifice, dictée par le caractère sensible des équipements informatiques à installer.
Afin de minimiser l’impact environnemental de ces technologies énergivores en phase d’exploitation, un système de rafraîchissement passif est installé, complété par 100 m² de capteurs photovoltaïques placés sur la toiture orientée plein sud.
Le projet CHÉSINUM constitue l’une des six opérations du projet global de transformation du campus de la Bouloie à l’échelle de l’agglomération bisontine. L’opération, d’un montant de 1 706 854 euros, est financée par l’université de Franche-Comté, la région Bourgogne Franche-Comté et Grand Besançon métropole[2]. Le terrain et les bâtiments, appartenant à l’État, constituent son apport sur ce projet. La direction du patrimoine de l’UFC en assure la maîtrise d’ouvrage.